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THE REAL DOPE PROJECT · CANADA

Compter les méfaits. Questionner le discours. Protéger les personnes.

Les décès sont réels. Ils ne sont pas un jugement sur toutes les personnes qui consomment des substances.

Un nombre de décès ne révèle ni le risque par occasion de consommation, ni l’efficacité d’une politique, ni le nombre de personnes qui ont survécu. Demandons ce qui est compté, qui est inclus et ce qui a changé.

Quatre mesures. Quatre questions différentes.

Données déclarées de janvier à mars 2026, selon les territoires disponibles à l’ASPC. Ces catégories se chevauchent : ne pas les additionner ni soustraire les décès pour calculer les personnes survivantes.

1,354

Décès apparemment liés à une intoxication aux opioïdes

Les quatre derniers trimestres sont provisoires; définitions élargies en C.-B. et au Québec.

1,374

Hospitalisations pour intoxication aux opioïdes

Séjours hospitaliers, pas des personnes uniques.

7,701

Visites aux urgences pour intoxication aux opioïdes

Visites; couverture géographique incomplète.

12,535

Interventions des SMU pour surdoses présumées d’opioïdes

Interventions; définitions et couverture variables selon la région.

Chiffres et notes de l’ASPC

Décès au fil du temps : conserver la définition.

Canada, décès par intoxication accidentelle aux drogues, toutes drogues : publication de Statistique Canada du 19 février 2025. Ce n’est pas la série de l’ASPC sur les opioïdes. Ces estimations historiques peuvent être révisées; elles ne sont pas fusionnées avec les totaux récents.

Décès annuels déclarés, 2000–2023
AnnéeDécèsComparaison visuelle
2000795
2001811
2002881
2003758
2004802
2005930
20061 042
20071 146
20081 154
20091 244
20101 324
20111 453
20121 538
20131 568
20141 769
20152 176
20163 286
20174 558
20184 673
20194 039
20206 412
20217 405
20227 179
20237 162

Avant 2016 : 19 391 décès enregistrés par intoxication accidentelle aux drogues, de 2000 à 2015. Calcul TRDP : somme des nombres annuels publiés pour les hommes et les femmes. Toutes drogues; exclut les intoxications intentionnelles et de cause indéterminée. Ce n’est ni un total historique complet, ni un nombre propre aux opioïdes.

Lire le tableau source

Quand le Canada a-t-il commencé à compter?

Les intoxications étaient enregistrées avant 2016. Le 6 juin 2017 marque une publication nationale de surveillance des opioïdes, pas le premier décès par surdose enregistré au Canada. Cette analyse n’établit pas la toute première publication consacrée aux surdoses.

  1. 1979–1999

    Codage des décès selon la CIM-9. Les données sur les intoxications précèdent la surveillance actuelle des opioïdes.

  2. 2000

    Le Canada adopte la CIM-10 pour les décès. Vérifier la comparabilité avant de relier les séries anciennes.

  3. 2017-06-06

    Publication nationale sur les opioïdes : données de 2016, estimation initiale d’au moins 2 458 décès. Estimation provisoire, pas le total actuel de 2016.

  4. 2017-05-01 / 2021-09-01

    L’Ontario introduit un outil amélioré de collecte des coroners, puis un nouveau système de gestion des dossiers.

  5. 2018-04-01

    Introduction de codes diagnostiques propres au fentanyl pour les dossiers hospitaliers et des urgences.

  6. 2021-11 / 2022-05

    Winnipeg passe des incidents aux personnes recevant de la naloxone et révise toutes les années; la Saskatchewan élargit sa définition des interventions, pour les données à partir de 2021.

  7. 2023-04

    Les données des services médicaux d’urgence du Manitoba se limitent désormais à Winnipeg.

  8. 2024-03-27

    L’ASPC publie de nouvelles données des urgences. Des dossiers existaient déjà : ce n’est pas le premier enregistrement d’une surdose.

  9. 2025 onward / depuis 2025

    Les totaux nationaux comprennent des catégories élargies de décès liés aux drogues non réglementées en C.-B. et aux intoxications au Québec. La définition n’est plus strictement identique.

Notes sur les définitions et la couverture · 2017 · ICD / CIM · 2024

Que se passait-il lors des hausses?

Santé Canada associe la hausse vers 2016 à la puissance croissante des substances, notamment le fentanyl. Son analyse de la pandémie inclut une offre plus toxique, des services perturbés et davantage de consommation en solitaire. Statistique Canada rapporte de fortes hausses en 2016 et en 2020. La concordance des dates ne démontre pas la contribution causale d’une politique ou d’un changement de déclaration.

Lire l’explication de Santé Canada

Contester le double standard. Apporter les preuves.

Position de TRDP : si la sécurité est pour tout le monde, les soins d’urgence et l’information pratique ne doivent pas dépendre de l’approbation des choix d’une personne. Critiquons les politiques et les actes, sans cibler les personnes.

Cette analyse n’établit pas qu’une personne dirigeante a manipulé les données, ni que les changements de déclaration expliquent la crise. Ces chiffres ne prouvent pas non plus l’efficacité de TRDP.

Que pourrait économiser une réduction des méfaits sur dix ans?

Nous ne pouvons chiffrer le coût de « garder les gens mal informés » : aucun scénario canadien vérifié ne mesure cet effet. Rien ne démontre que les connaissances sont restées constantes. L’éducation seule ne rend pas la consommation sans danger.

CEMUSC estime les coûts économiques liés aux opioïdes à 7,1 milliards de dollars en 2020 : santé, productivité, justice pénale et autres coûts. C’est plus large que les coûts des surdoses et ce n’est pas une mesure du manque de connaissances.

Réduction hypothétique des coûts — pas de la consommation ni des décès
RéductionPerte évitée brute / 10 ans
0%0 $ CAD
1%710 millions de $ CAD
5%3,55 milliards de $ CAD
10%7,1 milliards de $ CAD

Calcul : 7,1 milliards × 10 × réduction supposée. Bénéfice économique net = perte évitée − coûts du programme. Une perte économique évitée n’est pas nécessairement de l’argent disponible dans un budget public. Aucun effet ni budget de TRDP n’est vérifié : ces économies ne lui sont pas attribuables.

Évaluer l’éducation avec l’accès à la naloxone, la continuité des soins et les soutiens volontaires au traitement et au rétablissement. Mesurer séparément la compréhension, l’accès réel et les urgences répétées. Réduire ou arrêter relève d’un choix; une dépendance physique peut nécessiter un soutien médical pour éviter un sevrage dangereux.

CEMUSC : référence économique et limites

Le respect des peuples autochtones dépasse les mots de bienvenue.

Les Premières Nations, les Inuit et les Métis sont des peuples distincts. TRDP ne parle pas en leur nom et ne revendique pas leur appui. Respectons les savoirs dirigés par les peuples autochtones et leur autorité sur les récits, les images culturelles et les données. Ne présumons ni identité, ni traumatisme, ni consommation. La sécurité culturelle exige une responsabilité envers les personnes recevant les soins.

FNHA : réduction des méfaits dirigée par les peuples autochtones (contexte de la C.-B.)

Sources et limites de l’analyse

Éducation publique. Traduction française assistée par IA, en attente d’une révision linguistique indépendante. Révision par des communautés autochtones et audit humain complet de l’accessibilité à réaliser.

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